C’est décidé : ce week-end, nous boudons la Croisette et nous ferons nos stars à Port Bourgenay. En vraie vedette que je suis, je pars de Paris avec mon chauffeur-maquilleuse à 17h, à l’heure où les people arrivent déjà sur les marches. Ma propre arrivée est prévue de nuit, en incognito…
20h : Steph, le réalisateur, s’ impatiente : « Pink, t’es où ? la foule se presse devant le club-house, je ne suis pas certain de pouvoir la contenir ! » -« Steph, mon chou, donne leur des photos dédicacées, tout ira bien… » ; 20h15 : message vocal de Steph : « j’ai réussi à éparpiller la foule dans l’un des restaurants de la ville ! Pour les paparazzi, je ne sais pas très bien… normalement, ils n’ont pas votre n° de chambre : c’est la 203. Pour plus de sécurité, j’ai laissé 2 agents pour sécuriser l’endroit. Leur nom de code : Hugues et Zzeric… ». 23h20 : nous arrivons enfin au complexe réservé au VIP. Bizarre, tout est calme, pas de flash.
Nous toquons à la porte de la chambre : pas de réponse ! « Bizarre bizarre… vous avez dit bizarre ? comme c’est bizarre ! ». Je téléphone à Steph, en panique: « Choupinnnneeeeeet ? » -«Pink ! Te voilà enfin ! rejoins nous pour la montée des marches ! ».
Et me voici donc au club-house, montant les quelques marches vers Steph qui, en bon hôte, m’attend les bras chargés de cadeaux, entouré d’une pléthore de vedettes (Orel, JP, Voisin, Lin, Lyandras, BlueGirl, etc.). Coddy et Roger nous rejoignent enfin quelques minutes avant minuit et c’est avec une émotion contenue que Steph déclame, d’un voix néanmoins vibrante : « je déclare ouvert le premier trophée GolfTechnic ». Quelle cérémonie d’ouverture ! Quelle émotion!
Comme il s’agit de ne manquer aucun film en compétition, les premières projections de balles ayant lieu le lendemain avant 9h, nous rejoignons nos suites. Une star se doit d’être au top (sauf TopGirl qui a un faux air de Victoria Abril et qui est par conséquent déjà au top).
Nos gardes du corps, Hugues et The Eric (le seul, l’unique : Zzeric) ne tardent pas à nous rejoindre. La conversation s’enflamme : que porter demain ? La tenue est importante ! J’hésite pour la jupette en satin… Crise de rire quand Hugues (en jean) nous démontre (c’est à dire en mimant l’observation d’une ligne de put) que je peux sans crainte imiter Sharon Stone à Cannes en 2005 : en adoptant une position quelque peu contorsionniste, genou au sol, il est (selon lui) physiquement impossible qu’on puisse voir mon auguste popotin sous une jupette. Mais moi je suis Pink : Sharon Stone et autre Sophie Marceau ont peut-être besoin de se dévoiler pour qu’on les remarque, moi j’ai un fabuleux aura naturellement… On naît star ou on n’est pas !
Pour l’instant cependant, je n’irai pas plus loin. Comme dans tout bon scénario, il faut conserver un peu de suspens… La suite bientôt avec dans le rôle du poète : Ben ; dans le rôle du vilain : Golf-Trotteur ; des effets spéciaux (Zzeric en crapeau) ; en guest-star : Pelicus! ... et de nombreuses péripéties, des photos et bien d’autres choses encore !
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SAMEDI
C’est de très mauvaise humeur que je me lève ce samedi-là. Imaginez ! Mes habitudes sont chamboulées :
°toute la nuit un silence assourdissant moi qui suis habituée au lointain vacarme du périphérique
°pas de chambre surchauffée. Du coup, j’étais mal équipée… l’année prochaine, je prends une nuisette Damar grand froid (celle avec de la fourrure en bordure), des chaussettes et une cagoule
°pas de bruit de moto crottes pour me tirer doucement du sommeil le matin mais le piaillement des oiseaux dès l’aube.
Aïe aïe aïe, tout cela est très perturbant, j’ai l’impression de ne pas avoir dormi de la nuit !
Pourtant, Steph avait bien fait les choses : 4 dans un appartement de 7, nous avons donc pu immédiatement confiner les ronfleurs potentiels, « chacun sa chambre et les rêves seront bien gardés ». Nous avions pris grand soin d’externaliser Hugues sur le balcon afin qu’il puisse fumer en profitant de la magnifique vue (et notamment, pour la cigarette du matin, afin qu’il puisse se moquer des forumeurs s’entraînant les yeux clos sur la zone de petit jeu…).
Ce matin là, toute excitée, je déballe mes cadeaux de la veille : dans un petit sac bleu, des balles, des tees, une carte du parcours, un relève-pitch (dont la forme évoque des dents de vampire, parfait pour le prochain Halloween !), une marque en forme de punaise (« héhé Golf-Trotteur », j’ai pensé, « fait gaffe où tu poses ton popotin »), 3 jetons de practice… Seul problème : j’ai déjà tout cela dans mon propre bagage ! Pour une fois que je m’équipe de tout sauf d’un truc et c’est dingue, c’est ça qui manque ! Grrr ! Franchement, Steph, il faudra qu’on se consulte préalablement pour l’organisation du prochain trophée !
Je m’enquiert donc des seuls objets me faisant défaut : une demi-série et un sac de golf. Après avoir récupéré un joli sac marron à l’accueil (style ancien Lacoste mais en moins bien) et quelques fers browning , je peux enfin petit déjeuner. Je retrouve quelques autres golfeurs mais (pardonnez-moi) je n’ai aucune idée de qui j’ai croisé ce matin-là avant le café. Et après le café, zut ! je suis en retard ! zou, il faut y aller. Tant pis, les jetons de practice vont alourdir mon porte-monnaie jusqu’à mon retour à Paris (d’ailleurs, je les offre au premier(e) qui se manifeste par MP. Qu’il/elle me laisse son vrai nom et son adresse postale). Après une course d’au moins 45 secondes, j’arrive toute essoufflée au trou n°1.
Au départ du trou n°1, grande classe, un maître de cérémonie nous attend ainsi qu’un photographe. Le maître – nota : le papa du webmaster s’appelle le master car à l’époque où il est né, le web n’existait pas - présente le parcours en français et en anglais. « Il n’est pas très difficile » me dit-il. Puis : « après 3 coups au-dessus du par, il faut relever sa balle ». Mais pourquoi me dit-il ça à moi ? ! ? Sans blague!
Sans doute parce que je suis seule… mes camarades de jeu ne sont pas encore là ! Panique : Golf-Trotteur a-t-il eu peur de notre premier face à face non virtuel ? Ben s’est-il réveillé ? Quelle idée aussi de nous faire partir aux aurores, à 9h tapantes ! Aaaah ! Les voilà enfin qui arrivent ! GT m’explique qu’il vient de passer en heure d’été et donc qu’il pensait arriver 1 heure en avance, Ben ne dit rien car c’est à lui de jouer. Je suis rassurée : aucun des deux n’a eu le temps de s’échauffer, ils vont sûrement jouer aussi mal que moi !
Soudain, GT fouille dans son sac et en sort un petit paquet rose qu’il me tend. C’est une odieuse tentative de subversion psychologique ! Ssur le paquet, il est d’ailleurs écrit qu’ « il ne faut pas se laisser déstabiliser par son adversaire au trou n°1 ». Je défais l’emballage et j’en sors une visière en tissu rose ornée d’une fleur hawaïenne. Je suis ravie : elle est réglable, du coup je n’ai pas à justifier de mon immense tour de tête (je l'avoue, même vous ne l’avez sans doute jamais remarqué, mais j’ai parfois la grosse tête…). De plus, elle est rose Pink ! elle s’accorde par conséquent très bien avec mes chaussettes et mon vernis à ongle. Je suis la plus belle de ce tournoi !
Je réussi sans trop de honte le trou n°1 (je crois même que j’ai résisté à goûter au sable du bunker sur ce trou), nous prenons le départ du 2, c’est un peu moins bien. Au 3, Ben nous sent tendus alors il nous met tous les deux à l’aise : il fait +10 sur un petit par 5 .
Trotteur entre en confiance. Consciencieux sur chaque coup joué, sa concentration devient maximale. Il ne sortira de sa réserve que pour m’achever par des phrases assassines :
- Sur un ton inquiet, alors que je me posais la question de savoir si oui ou non il faisait assez beau pour retirer mes chaussures : « Pink, il y a des serpents ici ! »
- Sur un ton offusqué alors que je venais de donner un cookie maison à Ben avec des pépites de chocolat géantes et qu’il était resté derrière moi pour le grignoter : « Pink, t’a vu ? Ben, il a jeté ton cookie ! »
- Sur un ton plaisantin (un des derniers trous où il y a des herbes folles sur un bras d’eau) : « Pink, cherche bien : ton prince charmant est peut-être ici, embrasse le crapaud, si si, celui-là, le gros verdâtre! »
- Sur un ton bonhomme (trou n° 18 ) : « je sais à qui te me fait penser physiquement, tu me fais penser à la Tortue ! » Tortue, tortue ! C’est une torture que je te ferai un jour endurer GT pour ces malheureuses paroles!
Ce qui est inquiétant, c’est que Ben à un moment donné a été contaminé par l’esprit de GT. Il s’exclame, après que je sois entrée dans mon douzième bunker du parcours : « Pink, c’est parce que nous sommes aux Sables d’Olonne que tu ne résiste pas à l’envie de mettre les pieds dans le sable ? »
Heureusement, je trouve une âme compatissante en la maman de Steph qui nous attends au trou n°13 avec des tas de petites pâtisseries et des boissons chaudes. Mais je ne fais pas l’unanimité, le chien me boude ! Moi qui voulais le dresser pour mordre GT !
Evènement cinématographique oblige (on se fait chasser par un paparazzi qui se fait appeler Semeu et qui ne se déplace qu'en voiturette pour frimer et prendre des photos de nous en action), nous rejouons quelques scènes célèbres de films :
Ben tout d’abord, tel Clint Eastwood dans « l’homme qui parlait à l’oreille des balles ». Pour ceux qui ne le savent pas, c’est le secret du pro : il murmure des incantations du genre « vas-y, vas-y, un peu à droite ! roule maintenant » et ça marche !
Moi dans le rôle d’Amélie Poulain (Parisienne oblige) : au trou n°13, je demande à Ben de faire des incantations pour ma propre balle. Je frappe et flop ! dans le lac! Ben s’empresse de murmurer : « ricochet, ricochet, ricochet » et hop, hop, hop, 3 ricochets… qui malheureusement ne parviennent pas à remettre ma balle sur la berge, elle coule lamentablement comme les petits cailloux d’Amélie lancés du haut de l’écluse du canal Saint-Martin…
Au trou n°14, Pelicus sort soudainement d’un buisson. Surprise, il est rasé ! Moi qui me souvenait d’un jeune homme hirsute croisé lors d’une rencontre GolfTechnic à Paris, je n’ai pas reconnu en lui le Yeti de ces bois. Même pas peur ! Pelicus se propose de me caddyer. Bizarrement, alors que je joue mon coup, lui se place dans la même ligne et joue un coup avec un de mes clubs ! J’avance vers ma balle persuadée que mon gentil caddy me suit pour me donner le fer qui convient à la distance et oh surprise ! le voilà à l’autre bout du fairway en train de jouer sa propre balle ! Pour un handicapé, il ne devrait pas lever un petit doigt, or le bougre il joue avec son index !
C’est ainsi que le parcours se termine, sous les applaudissement de l’épouse d’Olivierh78 et de son fils, qui admirent notre jeu derrière le green du trou n°18.
De la matinée, je retiendrais les paysages magnifiques (du trou n°12 au n°18, c’est magique ! l’odeur des pins, le bruissement des feuilles de peupliers, les chênes, l’océan...) et la jolie phrase de Ben qui me dit, en me montrant ses chaussures noires tachetées de points de peinture blanche : « regarde, Pink, j’ai la voie lactée sur mes chaussures ». Ce garçon a déjà des yeux azur, si en plus il a le ciel a ses pieds !
Aux Pays-Bas, dans certains cinémas, il y a des pauses au milieu du film pour aller 1/faire pipi 2/chercher un coca-cola 3/fumer une cigarette. Vous avez le droit de faire tout ça plusieurs fois, puisque la suite de la narration de la journée de samedi viendra plus tard, tout comme peut-être la journée de dimanche ! ne zappez pas !
Samedi après-midi
Je vous avais quitté sur les applaudissements nourris de Michèle et Mathieu, qui admiraient notre final au trou n°18. La suite du récit sera un petit peu plus concis (si faire se peut)– en effet, si je détaille tous les évènements de ce trophée, on sera déjà à la date du deuxième trophée ! Et puis, bande de gros curieux, vous n’aviez qu’à être là, m’enfin !
Samedi midi, notre fine équipe se sépare au club-house : les gars au bar, la fille à la table du déjeuner (bin ouais, moi je ne peux pas lutter quand des victuailles sont abandonnées devant moi. Quand j’étais petite, et que je regardais PacMan à la télé, je m’identifiais déjà à Pinky, le méchant glouton !). Et là, c’était très bien : on aurait dit le jeu des chaises musicales. Le temps que j’engloutisse quelques kilos de nourriture, j’ai eu plein plein de voisins de table (sauf Voisin bizarrement, peut-être n’assume-t-il pas totalement son pseudo ?).
En milieu d’après midi, je décide de parfaire ma digestion sur l’accueillant gazon de la zone de practice. Non non, pas avec le groupe de forumeurs qui tente de taper l’étrange objet de Pat1100 (on entendait le bruit de casserole au loin et moi, de la cuisine, j’en venais !) ; je me suis installée bien confortablement pour observer François, le pro qui animait l’atelier d’initiation auprès de Michèle, Mathieu et Karine. Certaines mauvaises langues qui m’ont vu jouer le matin pourraient dire que j’étais inspirée de me poser là et que moi aussi, j’aurais pu en retirer quelques bons conseils… et notamment la base !
Hélas ! Les mauvaises langues ne sont pas que des langues de vipère. Quand j’ai vu les balles de Karine, après 20 minutes, voler aussi loin que les miennes après 9 mois de golf, je l’ai pensé aussi… Par contre, pour Michèle, on sentait que la tâche était un peu plus ardue : « balaie, balaie ! » n’arrêtait pas de répéter François à son attention. Un jour, quelqu’un m’a dit que le golf reflétait la nature profonde des gens. Je dirais même plus : c’est révéler l’intimité des gens ! Il est évident qu’à la maison, c’est Olivierh78 qui porte la culotte car balayer n’évoque pour ainsi dire rien de connu à son épouse… Par contre, j’ai vu Mathieu putter deux balles en même temps. Ce petit va faire sensation… quand il les mettra toutes les deux dans le trou !
L’initiation terminée, c’est l’heure des ateliers de jeu. Le vent s’étant levée, je pique la polaire bleue de BlueGirl ainsi que les clubs et les balles de Vivi. Nous prenons sous notre aile Pauline, la fille de François car elle possède des balles rose pâle (c’est une PinkLady en devenir, l’argument est imparable).
Premier obstacle : comprendre l’énoncé du problème. Car effectivement, chaque atelier recèle un problème d’énoncé. Il faut tout d’abord comprendre la formulation de l’exercice et ensuite savoir comptabiliser ses points, qui d’une fois négatifs, qui d’une autre fois positifs, s’additionnent ou se soustraient. Mon regard suspicieux se tourne quasi immédiatement vers Eagleman, prof de français de son état, qui semble tout comprendre… Je le soupçonne d’avoir aidé à rédiger et mettre en place ces petits exercices dans le but honteux d’être le seul à pouvoir les gagner ! D’ailleurs, il demande à TopGirl et à Vivi à chaque instant leurs résultats. Si ce n’est pas un signe, ça !
Je retrouve François à un atelier particulièrement pernicieux où il faut, à petit distance, faire passer sa balle par dessus des boudins jaunes pour la mettre dans le trou situé derrière. Aïe aïe aïe, pourquoi ne me suis-je pas cachée à ce moment-là ? Ce pro a une tactique bien à lui pour faire progresser ses élèves : il leur botte les fesses ! Alors que nous ne pouvions, selon la règle, taper que trois balles, j’ai du en taper des seaux entiers sous son œil vigilant, jusqu’à ce qu’ enfin, une balle passe la barrière de boudins. Je suppose que sa technique d’enseignement est éprouvée puisque je me souviendrais longtemps de cette leçon de golf impromptue… et mes fesses rougies aussi !
Du coup, j’ai mis mon groupe en retard : sous l’égide de Quentin, le caddy de Vraël (Quentin qui entre nous a un faux air de Legolas, un club à la place de l’arc), nous empruntons le raccourci de 4 km qui nous sépare de l’atelier de Nico, situé sur le terrain de pitch&putt. Nous retrouvons là-bas des couples plus ou moins officiels : Olivierh78 et Michèle et, cachés derrière une butée, Camillo et Pelicus. Mais la nuit tombe déjà, il est l’heure de la remise des prix, et nous devons rentrer, sans avoir pu participer à l’atelier swing de Ben ni se faire filmer par Yeyenko. Encore deux bonnes raisons de participer au trophée n°2 !
Samedi soir :
Plein de people se presse pour la cérémonie de clôture qui se tient en début de soirée dans une petite salle où sont montées des tables avec des verres pleins et plein de petites choses à boulotter. Steph nous fait un discours sur le thème « je ne sais pas faire de discours » mais à sa décharge, il le maintiendra très court. Court parce qu’il sait déjà que la liste des gagnants est longue ! Les noms n’en finissent pas d’être nommés, les stars de la journée d’être acclamées, les larmes d’émotion de couler ! Nous sommes enfin tous réunis dans un même lieu, ce qui me permet de croiser des membres que je n’avais pas encore vu du week-end, et notamment Val E. (qui entre nous à un faux air de Nathalie Portman).
Comme vous en avez été informé par voix de presse, la Palme d’Or est remportée conjointement par Camillo, meilleur acteur de sa catégorie et Vivi, meilleure actrice dans la sienne. Notons toutefois les nombreux prix spéciaux, dont le mien : meilleur espoir toute catégorie, qui se voit gratifier de 3 balles. Misère ! elles sont blanches ! Orel, qui elle a reçu le prix du meilleur second rôle féminin, remporte douze balles rose ! N’y aurait-il pas maldonne dans la distribution ?
En plus, je dois dire qu’ici Steph a bien réussi son coup car, prise par la surprise et l’embarras à ma nommination, me voici en train de faire, en public, des promesses abracabrantesques comme : remporter le prochain trophée GolfTechnic ! Non mais, a-t-on idée de pareilles choses ?
Il est maintenant temps de faire les photos du jury et des lauréats, qui incluront finalement tout les participants puisque le trophée fut extrêmement bien doté. J’en profite pour alpaguer Orel et la convaincre d’échanger trois de ses balles contre les miennes, sous l’excellent prétexte que de toute façon l’été, le rose ne se voit pas aussi bien que le blanc. Et le rose me va si bien…
Puis c’est le dîner de gala : tout le monde est sur son trente et un, il y a 4 ou 5 tables, je dîne moi-même en très bonne compagnie. J’apprends cependant avec consternation que mes romans préférés, la série du Club des Cinq, sont référencés dans la bibliothèque verte. Voilà donc pourquoi je ne manie pas bien mon club n°5 ! J’étais persuadé qu’il était catégorisé rose ! Le Club des Cinq est vert et le niais Oui-Oui est rose. Ouiiiin !
Le dîner fini, nous sommes tous invité à jouer nos jetons de practice au Casino des Sables d’Olonnes. Strass, glamour et paillettes et une coupette de champagne qui nous attend sous le chapiteau de la cour extérieure. Le décors est planté : c’est la grande classe !
Mais à l’heure où les premiers forumeurs rejoignent la piste de danse de la boîte d’à-côté, Karine et moi rentrons à la résidence. Le reste de la nuit appartient à un groupe de joyeux fêtards dont on me relatera les exploits le lendemain matin. Vous avez certainement lu de ci delà quelques brides de ces ouïe dire ! Par contre, je me demande une chose : tous étant victimes d’un trou noir entre 2 et 6h30 du matin, faut-il croire les témoignages entendus ? C’était, paraît-il, plus fou que les célèbres nuitée de la Croissette!
Dimanche :
Il pleut à verse en ce dimanche matin. Nous rejoignons les braves au petit déjeuner – bizarrement, quelques-uns ne paraîtront pas avant midi ? ! ?
Autour de la table de petit déjeuner, Zzeric nous avoue, à Karine et à moi, nous avoir entendu rentrer la veille. Impossible! Nous sommes de vraies petites souris! Pourquoi n'est-il pas sorti de sa chambre alors? Zzeric nous dévoile un lourd secret. Alors qu'il n'était qu'un bébé, une mauvaise fée s'est penchée sur son berceau et lui a jeté un sort : tous les soirs après minuit, il se transforme en crapaud! C'est la raison, véritable et unique, pour laquelle il ne nous a pas accompagné au Casino...
Vous l’aurez compris dans les autres résumés, les moins imbibés dans la veille rejoignent le Pitch&Putt qui lui est, pour le coup, bien imbibé d’eau. Parce qu’on n’en a jamais assez les lendemains de fêtes arrosées, nous réclamons encore et toujours plus d’eau : le déjeuner est donc maintenu dans un restau en bord de mer.
Nous allons vite réveiller les retardataires! Une émanation de bière fraîche entoure encore le lit d'Hugues quand nous entrons dans la pièce. Hugues est levé : après une virée nocturne éminament virile avec BenoY (n'en déplaise à Eagleman ) and co, nous suprenons Hugues en train de fouiller une trousse de toilette à faire pâlir une fille de jalousie. L'homme se fait couler un bain moussant... C'est incroyable! Hugues joue sa Marylin!
Arrivés sur la plage, la bande de garçons se dirigent directement vers la mer. Que n’avaient-ils pas fait ? Persuadée que ces hommes partageaient la même démence qu’elle, Karine (élevée en plein air sur les plages des mers du Nord) enlève déjà ses chaussures ! J’ai à peine le temps de la dissuader d’enlever ses vêtements qu’elle a déjà un pied dans l’eau, imitant gracieusement le flamand rose.
Heureusement, nos tables sont prêtes et comme il se remet à pleuvoir, nous nous réfugions hâtivement sous le toit de la bicoque en bois du restaurant de plage. Malheureusement pour nous, le toit est fait de bâches en plastique qui, sous le poids de l’eau, se déverse sur les tables les plus exposées. Nat se lève d’ailleurs de table bien à propos pour laisser Orel se prendre une douche froide en solo ! Mais tout cela n’égratigne pas la bonne humeur qui caractérise les membres GolfTechnic et c’est dans une ambiance chaleureuse que le repas se termine (au grand désarroi de Guy, qui aurait bien pris une seconde pizza avant son tiramisu).
Vous l’aurez compris, c’est aussi la fin du week-end pour un grand nombre d’entre nous. Le vent a chassé la pluie en même temps qu’une partie des forumeurs. Pour les curieux, sachez que Golf-Trotteur et moi ne sommes pas fâchés (même s’il m’a avoué avoir oublié l’invitation qu’il m’avait lancé pour jouer à Nantes avec lui en juillet – Grrr ). Il y a deux raisons à cela : il a le même pull rayé que moi ! Il tue, dépèce et vide un lapin selon la même méthode que moi ! Si ça cela ne fait pas de nous des partenaires de golf idéaux !
J’en finis là car ce « résumé » représente deux heures de rédaction pour moi, une heure de lecture pour vous, et je suis épuisée ! d’ailleurs, j’ai rempli mon quota de petites phrases pour au moins « 4 mois, 3 semaines et 2 jours ». J’ai bien mérité une séance de cinéma ce soir…