Le premier index d’un joueur est de 54, obtenu le jour où il s’acquitte de sa première licence auprès de la FFG. Cet index peut évoluer jusqu’à 0 voire négatif pour les plus doués d’entre nous.
L’index est mis à jour à l’issue de votre compétition en Stableford en fonction de :
- de votre handicap de jeu (savant calcul prenant en compte votre index avant la compétition, le slope et le SSS du parcours),
- votre résultat sur le parcours au trou par trou ce qui évite d’être trop pénalisé en cas de trou(s) raté(s),
- du SSJ.
Votre index baissera (s’améliorera vers 0 et moins) en fonction de vos performances et augmentera (se dégradera vers 54) en fonction de vos contre performances.
La baisse de l’index est plus rapide que sa hausse.
Pour les joueurs débutants, ou s'entraînant beaucoup sans faire de compétition, l'index est souvent plus élevé que le niveau réel du joueur : ils n’ont pas eux l'occasion de gagner beaucoup de points permettant de le faire descendre.
Pour les joueurs faisant beaucoup de compétitions, l’index est censé refléter le meilleur niveau du joueur.
Le slope est une note permettant d'évaluer la difficulté d'un parcours pour un joueur de niveau index 18 (bogey player).
Un parcours référence est noté à 113. Il est censé être facile à jouer et n'importe quel bogey player jouera son niveau (+18 au dessus du par) en strokeplay, en principe bien sûr.
Le slope minimal est de 55 et le slope maximal de 155.
- Si un parcours possède un slope de 113 alors il est équivalent au parcours de référence.
- Si un parcours possède un slope inférieur à 113, il est considéré comme facile (en France peu de parcours 18 trous ont un slope inférieur à 113 des départs jaunes).
- Si un parcours possède un slope supérieur à 113, il est plus difficile à jouer. En France, la grande majorité des parcours ont un slope qui se situe entre 118 et 134.
Le slope a été créé pour rendre plus juste les niveaux de jeu à l'échelle nationale et internationale.
En effet, avant l'apparition en 2000 du slope et SSS dans le calcul de l'index, un joueur A et un joueur B, qui scoraient par exemple 85 sur leur parcours de prédilection, possédaient le même handicap (à savoir +13 sur un par 72).
Mais imaginer maintenant que le joueur A score 85 sur un parcours long de 6.300 mètres avec de l'eau partout, des bunkers et des attaques de green impossibles (l'Albatros par exemple) ... et que le joueur B joue 85 sur un parcours de 5.200 mètres avec peu de bunkers, peu d'obstacles d'eau et des attaques de green beaucoup plus simples ... il est clair que le joueur A est meilleur que le joueur B.
D'où l'apparition du slope, qui permet au joueur A de récupérer plus de coups rendus que le joueur B lors d'une compétition sur son parcours plus difficile. Et donc en théorie, d'obtenir un meilleur index.
Il ne faut pas oublier que le slope est une valeur théorique. A slope équivalent, un parcours peut convenir à une typologie de joueur et pas à une autre. Ces critères sont tous calculés par la commission d'étalonnage mais il est communément accepté que le critère le plus important est la distance total du parcours. Ainsi, sur certains parcours assez courts, il est extrêmement difficile de scorer étant donné le slope très bas et le peu de coups rendus.
Les très bons joueurs (à un chiffre) favorisent en général la compétition sur des parcours longs et difficiles (slope > 135) qui leur rendent des coups plutôt que de jouer sur des parcours dont le slope est bas et sur lesquels ils doivent jouer scratch pour espérer descendre leur index ! Les débutants peuvent jouer sur des parcours assez courts car leur difficulté est d'arriver jusqu'au green, donc autant qu'il y ait moins de chemin à parcourir !
Evaluation d’un parcours
Pour savoir comment est noté un parcours par rapport au parcours de référence, 11 critères sont pris en compte.
Ces éléments, évalués trou par trou et repère par repère prennent en compte toutes les difficultés qu’un golfeur peut rencontrer sur un parcours suivant son niveau et son sexe :
- Longueur réelle du jeu : parcours roulant ou pas, dénivelé, dog-leg, vent dominant.
- Topographie du trou : stance à plat ou en pente.
- Fairway : sa largeur et la longueur de franchissement pour l’atteindre.
- Rough : est-il en jeu au niveau de la zone de réception ? Hauteur, difficulté pour en sortir.
- Hors-limites et rough extrême : distance de la zone de réception ?
- Obstacles d’eau : sont-ils en jeu au niveau de la zone de réception et distance de franchissement ?
- Arbres : distance de la zone de réception ? Difficulté pour en sortir.
- Bunkers : distance de la zone de réception ? Profondeur.
- Green : difficulté pour l’atteindre et rapport entre sa taille et la longueur du coup pour l’atteindre.
- Surface du green : pentes, plateaux, vitesse.
- Psychologie : impact psychologique du trou en fonction des difficultés qu’il présente.
Le SSS (chiffre à une décimale variant autour de la valeur du Par) mesure la difficulté du parcours pour un joueur « scratch », un joueur qui joue le Par.
Le slope seul ne donne pas toutes les informations, il faut donc regarder aussi le SSS.
Le SSS de référence est le par du parcours (généralement 72 donc).
Si le "SSS" est inférieur au par, le parcours est considéré comme facile, et si le "SSS" est supérieur au par, le parcours est réputé difficile.
Si vous regardez vos cartes de score vous verrez les 2 valeurs (slope et SSS) et si vous faites le calcul de votre handicap de jeu sur ce parcours vous verrez que souvent les points donnés par le slope sont retirés par le SSS et qu'au final grosso modo (souvent à l'arrondi près) les coups reçus sont souvent égaux à l'index (valable pour les départs hommes jaune), ce qui veut dire que le parcours est raisonnable à jouer.
Si un parcours possède un slope supérieur à 130 et un SSS > PAR alors là il faut s'attendre à un parcours très difficile.
En France, de rares parcours atteignent un slope de 150, pour des SSS = ou > par ... il faut être en grande forme pour les jouer. Par contre, ce type de parcours vous rendra un nombre de coups reçus en compétition bien supérieurs à votre index réel.
Le nombre de coups reçus représente le nombre de coups que peut faire le Golfteur au dessus du par pour jouer son index (niveau).
Le Golfeur jouera son index sur un parcours lorsque son score total sera égal au par du parcours + le nombre de coups reçus, calculés selon la formule suivante :
( Index X Slope ) / 113 + ( S.S.S. – Par )
Le résultat arrondi de cette formule donne le handicap de jeu.
Exemple 1 : Parcours de Albatros au Golf National, départ des boules jaunes
Slope = 137; SSS = 74,3; Par = 72
En étant index 26, le nombre de coups reçus sera de 34 coups
Exemple 2 : Parcours 18 trous de Port Bourgenay, départ des boules jaunes
Slope = 119; SSS = 68,5; Par = 72
En étant index 26, le nombre de coups reçus sera de 23 coups.
Depuis le 01/01/2012, le différentiel trouvé pour le joueur d’index 36 sera systématiquement utilisé pour les joueurs d’index supérieur.
Exemple : Parcours 18 trous de Port Bourgenay, départ des boules jaunes
Slope = 137; SSS = 74,3; Par = 72
Un joueur d'index 36 aura 34 coups reçus, soit -2 coups reçus par rapport à son index.
Un joueur d'index supérieur à 36 se verra systématiquement attribué -2 coups reçus par rapport à son index.
Par exemple, un joueur d'index 40 aura 38 coups reçus, un joueur d'index 54 aura 52 coups reçus.
Les coups reçus sur la carte de score sont répartis sur les 18 trous du parcours selon l’handicap de chaque trou (difficulté du trou au sein du parcours : 1 est le trou le plus difficile, 18 est le trou le plus facile), du plus difficile au plus facile.
Exemple de répartition sur le parcours Albatros au Golf National :
Le Golfeur jouera sont index sur un trou lorsque son score sera égal au par du trou + le nombre de coups reçus.
Exemple sur le trou n°1 :
- Si le Golfeur joue 6 coups pour terminer le trou, il joue son par (ou son index) sur le trou : PAR 4 + 2 coups reçus.
- Si le Golfeur joue 5 coups pour terminer le trou, il joue un birdie par rapport à son niveau, bien qu’il ait réellement joué un bogey si on le compare à un joueur scratch.
Jusqu’au 31/12/2011, le SSS était ajusté et transformé en un Scratch Score du Jour, en fonction également de la performance ou contreperformance d’ensemble des joueurs participant à la compétition.
Ainsi, s'il y avait trop de performance, le SSJ était négatif ; s'il y avait trop de contre performance, le SSJ était positif. Ajouté avec score Stableford, cela permettait d'ajuster les scores en fonction de la performances globale des compétiteurs.
Depuis le 01/01/2012, cette notion de SSJ est supprimée au profit de la ZTA : Zone Tampon Ajustée.
Il est maintenant tenu compte des conditions spécifiques de la compétition (conditions météo, difficulté des drapeaux, ...) en procédant automatiquement à un ajustement de la zone tampon sur la base des scores réalisés.
C’est ainsi que la zone tampon variera selon les résultats, de +1 (en cas de bonne performance générale) jusqu’à - 4 (en cas de contre-performance générale).
La Zone Tampon Ajustée (ZTA) qui s’applique à toutes les catégories d’index (1 à 6), est calculée dès lors que 10 joueurs de catégorie 1 à 4 auront pris part à la compétition. En revanche il n’y a pas de calcul de ZTA pour les compétitions 9 trous et pour les cartes rouges.
Un joueur ayant scoré 35 ou 36 points Stableford par mauvaises conditions entraînant une contre performance générale pourra ainsi voir son index descendre.