FAIR-PLAY

Mon meilleur souvenir de golf ? C’est celui d’une raclée. Une déculottée même. Une dérouillée. Infligée par une grand-mère.

Ce jour-là, j’avais décidé de profiter de ma matinée pour découvrir le links d’Étretat. J’avais pris soin d’arriver la veille au soir, histoire d’avoir le temps de faire mes 18 trous avant mon rendez-vous professionnel prévu à Fécamp, à 14 heures.

*

Au départ du 1, j’agite énergiquement mon driver, histoire de débloquer mes épaules. La météo est au top, et je me sens d’humeur à dévorer ce fameux parcours en bord de mer. Je m’imagine à St Andrews quand je vois une élégante femme aux cheveux blancs, prenant appui sur une canne, se diriger vers moi. Je lui demande alors poliment ce qu’elle cherche.

« Je viens pour le départ de 8 heures », répond-elle avec un léger accent anglais, en me montrant sa canne… qui n’était autre qu’un bois de golf !

« Ah !… O.K. Nous aurons donc le plaisir de jouer ensemble », bafouillé-je, étiquette oblige. Mon intention est claire : la devancer tellement avec mon drive qu’elle n’aura d’autre choix que de me laisser filer devant elle. Je ne me suis pas levé à la première heure pour partager la promenade de santé d’une old lady. C’est là que je balance direct ma balle à plus de 250 mètres, plein fairway ! N’en revenant pas moi-même, je saisis l’occasion pour me présenter.

« Bravo ! Moi, c’est Mary », répond-elle en rejoignant les boules rouges.

Mary observe attentivement le parcours et respire profondément quand elle s’avance vers sa balle. Elle prend bien le temps de s’installer confortablement, tout en fixant régulièrement sa cible, avant de dérouler un nuage de swing ! La balle s’envole pour s’arrêter quelque 130 mètres plus loin, plein centre.

« Ça vous dirait de faire un match-play ? » me propose-t-elle. « Le perdant offre le thé ! »

Euh… Certes, son coup de bois est pour le moins inattendu. Reste qu’elle n’a absolument aucune chance : j’ai la moitié de son âge, et 14 clubs ! Mais comment refuser ? J’accepte le défi, sans grand enthousiasme.

Parvenue à sa balle, elle recommence son étrange routine, savant mélange de concentration et de relaxation, puis envoie son projectile à 130 mètres, d’un trait. Je la félicite, mais elle est encore loin du green !

Après mon super drive, il me reste, d’après mes jumelles, un coup de 158 mètres pour atteindre en 2 ce petit par 5. Malheureusement, ma balle part trop à droite et s’enfonce dans le cœur de sable qui défend le green surélevé.

À son troisième coup, Mary reproduit son coup de bois lunaire, qui s’arrête à deux mètres du drapeau !

Depuis le bunker, je frôle d’un rien le mât, et finis 4 mètres trop long.

Je comprends que le match-play sera plus disputé que prévu, mais me rappelle que Mary n’a pas de putter… À moi de jouer : je me place à 10 centimètres du trou.

« Donné ! » m’accorde mon adversaire.

Je viens de faire le par. C’est son tour : sa balle glisse vers le trou comme aspirée… Birdie ! Elle vient de me planter un birdie avec son seul bois.

« Wow ! Vous m’épatez, bravo ! One-down », concédé-je.

Elle me remercie en se penchant souplement vers le trou pour en extraire sa balle.

Dix trous plus tard, rien ne s’est passé comme prévu. Après m’être accroché comme si ma vie en dépendait, je suis déjà laminé : Mary a brillamment remporté les 10 premiers points, en faisant juste un coup de moins que moi à chaque trou. Je viens de subir la plus grosse défaite que l’on puisse se prendre au golf en match-play.

Il n’est pas dix heures que l’affaire est bouclée. Impressionné, je complimente sincèrement celle qui restera my fair lady : « Quelle partie, quelle leçon ! J’ai donné mon meilleur golf, merci Mary ! Voudriez-vous finir le parcours, avant que je vous offre un rapide déjeuner ? J’ai un rendez-vous très important après ».

« Avec plaisir », répond-elle en levant triomphalement son bois 6.

J’invite donc volontiers Mary, qui prend soin de choisir ce qu’il y a de plus cher au menu, le tout arrosé de Champagne ! Mais mon humiliation et mes billets perdus sont compensés par la qualité de la discussion : Mary a évolué au plus haut niveau, et je comprends alors que cette ancienne championne s’amuse à taquiner l’ego des joueurs en les piégeant avec ses petits paris…

*

La journée n’était pas finie. J’étais en retard et devais me précipiter à mon entretien d’embauche avec le patron de W. SA, société fécampoise de saurisserie. Ma mission : promouvoir leur produit phare, le hareng saur sec, sec, sec — mais haut de gamme !

*

M. W. est vraiment un BIG boss, massif comme une armoire normande.

À ma grande surprise, il m’accueille chaleureusement, comme s’il me connaissait de longue date. Après quelques échanges de banalités, il m’annonce, riant franchement : « Votre CV indique que vous êtes passionné de golf. Ça tombe bien, je ne recrute que des golfeurs ! C’est grâce à eux si le Débarquement a été un succès, estimait Churchill. Alors, j’ai demandé aux directeurs des parcours des environs de m’informer de toute réservation à votre nom ces jours-ci… Et ça n’a pas manqué ! Je vous ai aussitôt envoyé ma mère. Non seulement elle sait manier son petit bois comme personne, mais elle est remarquablement douée pour sonder les âmes. Et elle vous donne la note de 10/10 en stratégie, détermination et sportivité. Bref, elle vous recommande à 100 % ! Vous êtes un vrai golfeur. Pour moi, c’est décidé : je vous souhaite la bienvenue dans l’équipe W. ! Mais on ne va pas se mettre au travail dès maintenant ! Que diriez-vous d’aller prendre votre revanche contre moi ? »

PREMIER PRIX : JEAN-CHRISTOPHE BUCHOT

Jean-Christophe Buchot, coach en stratégie et communication, préparateur mental, est passionné de golf depuis près de 20 ans. Son dernier ouvrage, L’Albatros, parcours de vie, explique en quoi ce jeu peut devenir un formidable outil de connaissance et de maîtrise de soi pour performer sur les fairways et au-delà. Sa nouvelle, Fair-Play, illustre son approche du golf, école de savoir-être.

IL DOIT Y AVOIR UN GOLF À PECS

Mais ça va durer longtemps encore ? Il est bientôt dix heures, lundi matin et, en attendant, le boulot n’avance pas. Il faudra travailler plus tard, ce soir. Moi qui comptais aller taper des balles… Ce n’est pas le premier chef — cheffe, en l’occurrence — qu’on nous présente et qui se sent obligée de faire son speech à rallonge. J’ai vingt-cinq ans de boîte, j’en ai vu arriver une bonne dizaine et autant repartir.

Il faut l’admettre, je n’en ai pas vu beaucoup d’aussi sexy que celle-là. Enfin, avant qu’elle ne commence à parler et fasse disparaître peu à peu tous les sourires, principalement masculins, que son apparition avait provoqués. Le covid, ou plutôt l’après-covid, a eu raison de Paul Roquette, tout HEC qu’il était. Objectifs pas atteints, les Américains l’ont dégagé. Certainement pas avec une poignée de mains. Mais quand même, ça n’a pas traîné.

À sa place, avec tout le fric qu’ils lui ont filé, je me serais fait plaisir en achetant une nouvelle série de fers sur mesure. Les mêmes que Ian Poulter, je l’adore ce mec, même si je lui laisse ses pantalons. Mais je le connais le Paul. Grâce à son réseau, ses anciens copains de promo, il doit déjà être à un rendez-vous d’embauche ou peut-être bien en train de tenir, à ses nouveaux subordonnés, le discours qu’il nous avait tenu, il y a trois ans, quand il était arrivé à Rodez.

Est-ce qu’elle tiendra trois ans, Céline Mileski ? Pour l’instant, à en juger par l’état de stupeur dans lequel elle a plongé la salle, c’est plutôt nous qui nous demandons si elle n’est pas venue de Hongrie, rien que pour organiser la délocalisation de notre site de production vers celui de Pécs, 400 kilomètres au sud de Budapest.

Elle a commencé fort, sans prendre de gants. Je ne sais même pas si elle a dit bonjour avant de balancer : « Vous devez bien vous douter que si le siège de la Compagnie m’a dépêchée d’urgence en Aveyron, ce n’est pas pour vous féliciter ». Et ça dure depuis plus d’une heure. De plus en plus, précise, de plus en plus vache. On en prend tous pour notre grade. Elle envoie du bois. Pas le genre de femme à partir des rouges, si vous voyez ce que je veux dire.

« On n’est pas là, pour se faire engueuler… ». À un moment, j’ai décroché et j’ai pensé à mon père qui chantait du Boris Vian quand maman commençait à rouspéter parce qu’il était rentré trop tard. Lui, ce n’était pas le golf qui le retenait dehors, mais la belote coinchée, avec un pastis et les copains. Tel père, tel fils. Tu parles ! Papa, c’était un champion avec les cartes, il remportait des concours, rapportait des lots à la maison et même de l’argent, mais ça, c’était un secret entre nous deux.

C’est quand la dernière compétition où j’ai gagné quelque chose ? Je parle en net, évidemment. Le brut, je ne le touche que du bout des lèvres, dans une flûte. Ça n’était pas hier, en tout cas. Pourtant j’y ai cru, au début. Si je n’avais pas slicé mon drive du 9, direct dans le lac, j’aurais pu boucler un aller de rêve en + 3. Mais je me suis noyé avec cette balle. La croix sur le 9, je l’ai portée jusqu’au 13. Un bogey, deux doubles et même un triple. Et l’autre abruti qui avait commencé à jeter ses clubs à chaque coup raté n’en loupait plus un depuis son birdie au 9.

J’étais furieux. Je m’étais levé à 5 heures et demie ; j’avais fait 150 kilomètres pour aller jusqu’à Seihl ; je m’étais fait flasher sur la rocade de Toulouse parce que j’avais laissé mon Coyote dans la Mini de Marie. Tout ça parce que, samedi, j’avais eu la flemme de sortir mon

chariot et le sac pour installer le siège enfant dans ma voiture. Bref, je me demandais à quoi bon. Pourquoi tant de temps perdu, loin de ma petite famille ou de mes vrais amis ? Pourquoi tant d’acharnement et tant de frustrations ?

Je me posais aussi une autre question, bien plus fondamentale : comment fait-on pour bien taper dans la balle ? Et là, entre le green du 13 et le départ du 14, j’ai retrouvé le truc. Mais oui, bien sûr, il faut que je déclenche avec la hanche. À partir de là, j’ai sauvegardé mon net et l’autre brute a recommencé à jeter ses clubs. Bon perdant, il a payé la bière pour se faire pardonner.

« Je vous préviens, à Austin, ils n’en ont rien à faire des particularismes français. Si vous ne redressez pas la barre d’ici la fin de l’année, la délocalisation deviendra la solution inévitable… » Elle a dit Austin ? Là où Scottie Scheffler a remporté le championnat de match-play sur le magnifique parcours du Country Club ? C’est là-bas qu’il faudrait nous délocaliser.

J’y suis parti direct. Je me suis vu, « one up » au départ du 17, ce par-3 vicieux avec un green large, mais très peu profond et tout en pente. Bien en rythme, tourne jusqu’à voir la balle derrière l’épaule, sans forcer, fais confiance au club et surtout, surtout, démarre avec la hanche. « Vous devrez travailler plus. Vous aurez donc moins de temps pour vos loisirs ou… pour jouer au golf ». J’ai sursauté. Elle m’a surpris en plein swing imaginaire à Austin. Elle a dit ça en me regardant droit dans les yeux.

Dix heures et demie. C’est fini, mais je me sens grillé. Sur le mail de convocation, il était précisé qu’un café et des viennoiseries seraient partagés à l’issue de la réunion afin que la nouvelle boss fasse individuellement connaissance avec tous les responsables de services. Quand vient mon tour, j’ai eu le temps de soigner mon introduction. Je n’en mène pas large, mais, perdu pour perdu, je me lance : « J’ai l’impression qu’avec vous, je vais partir avec un handicap ».

Et là, miracle, le fauve Mileski se transforme en Céline taquine et souriante : « Cela dépend de votre index. Moi, je suis 6,2. Et vous ? »

Il doit y avoir un golf à Pécs.

DEUXIÈME PRIX : CHRISTIAN JAURENA

Dans ma première vie, j’ai été journaliste de sports, notamment à Libération puis à L’équipe. J’y ai découvert le golf en relisant les papiers de nos reporters (André-Jean Lafaurie à Libé, Pierre-Michel Bonnot à L’Equipe). J’ai adoré regarder ce sport bien avant de le pratiquer avec assiduité (obstination?), entre l’Aveyron et le Pays Basque, dans ma seconde vie de retraité.

Le jardin de Monsieur André

Nous passions chaque mois d’août dans une petite maison de famille plantée à quelques kilomètres de l’Atlantique. Épargnés par le tumulte de la côte, mes parents et moi coulions des étés calmes à l’ombre d’une allée de pins maritimes. L’été 2007 aurait pu ressembler au précédent si un personnage énigmatique ne s’était pas installé sur le terrain jouxtant notre propriété : un petit homme dont la lèvre supérieure était recouverte d’une épaisse moustache blanche. Une haie encore plus touffue que sa moustache empêchait de voir la manière dont il avait transformé ce terrain à l’abandon. Les rares fois où Monsieur André passait dans l’allée avec son filet à provisions, il rentrait la tête dans ses épaules en ignorant les timides salutations des voisins.

La rencontre a eu lieu une semaine après notre arrivée. Alors que mes parents, écrasés par la chaleur, décidaient de ne pas aller à la plage cet après-midi là, je me contentais de quelques clapotis dans une pataugeoire gonflable posée sur notre pelouse. Soudain, j’ai entendu des bruits étranges : des petits claquements secs qui provenaient de derrière la haie de Monsieur André. Je me suis faufilé à travers les branchages pour identifier l’origine des sons. C’est là que j’ai aperçu le petit homme debout sur un carré de pelouse coupée à raz. Il était muni d’une longue tige en métal dont l’extrémité servait à frapper une balle pour la faire rouler dans un trou. L’activité m’a d’abord paru farfelue. Je suis pourtant resté assis en tailleur au milieu des thuyas, hypnotisé par la précision de ses gestes. Après une dizaine de minutes, une voix grave m’a extirpé de ma méditation :

  • Tu ne veux pas essayer au lieu de jouer à l’enfant sauvage ?

Je suis sorti de la haie, l’air penaud. Il m’a confié son putter en m’expliquant les règles du golf. À première vue, cela paraissait très simple.

  • Un des plus grands joueurs de cartes de l’histoire a dit qu’il fallait cinq minutes pour apprendre les règles du poker, mais toute une vie pour en maîtriser le jeu. C’est la même chose au golf, petit. Le hasard en moins, et le grand air en plus.

Tandis que je réalisais la difficulté de la discipline en envoyant les balles partout sauf dans le trou, Monsieur André me racontait son histoire.

  • J’ai parcouru toute ma vie la côte atlantique à bord de mon camion de glaces. À 35 ans, j’ai rencontré la femme de ma vie lors d’une fin de saison sur la côte d’émeraude. Elle a décidé de me suivre dans mon estafette qui sentait la vanille et la pistache. Une vie heureuse qui coulait doucement le long de l’océan… Jusqu’à son départ précipité. Sillonner les routes n’avait plus de sens sans elle. J’ai vendu mon camion. Mes minces économies m’ont permis d’acheter le terrain en friche et d’y construire cette petite baraque faite de bric et de broc. Mais quelque chose me manquait… Lors de mes voyages à travers les bourgades côtières, j’observais de loin les terrains de golf. Ces étendues de verdure, de sable et d’eau me plongeaient dans un profond sentiment de sérénité. J’ai commencé à suivre les compétitions professionnelles sur une petite télévision accrochée à l’arrière du camion. Le coup de foudre a été instantané. En m’installant ici, j’ai créé ce parcours miniature pour faire entrer un peu de lumière dans ma nouvelle vie… Ça ne t’intéresse pas du tout ce que je te raconte ?

Mon esprit d’enfant était occupé par le jeu que je venais de découvrir, mais ses paroles me touchaient. Je les entends encore résonner aujourd’hui. Le vieil homme m’a ensuite dit de retourner chez moi, que l’initiation était terminée, qu’il souhaitait rester seul. J’ai compris qu’il avait besoin de temps pour panser la blessure du deuil.

Le jour suivant, à la même heure que la veille, j’ai laissé mes parents partir sans moi à la plage. Je n’entendais pas le bruit du putter, mais j’ai quand même franchi la muraille de thuyas. Monsieur André s’est avancé vers moi avec une tasse dans chaque main.

  • J’ai fait du thé vert à la menthe, il n’y a rien de mieux pour se rafraîchir !

Il éclata des noix avec l’extrémité de son putter, nous en dévorions les cerneaux sans évoquer le douloureux souvenir confié la veille. Nous avons joué jusqu’au soleil couchant sur ce green qu’il entretenait avec l’attention qu’on porte à un jardin zen.

Des années plus tard, après avoir répété ce rituel tous les étés, j’ai décidé de lui faire une surprise. Venant tout juste d’obtenir mon permis de conduire, je me suis garé devant sa maison sans lui révéler notre destination. Il est monté dans ma voiture avec un air suspicieux. Quelques minutes plus tard, alors qu’un parcours de golf se dessinait sur la mer comme un îlot jaillissant des flots, Monsieur André s’est tourné vers moi.

  • Je vais faire tache ici. C’est pas mon élément.
  • Je ne vois pas comment un homme qui aime autant ce sport pourrait faire tache ici.

Cette journée ensoleillée a été une révélation. Je n’avais jamais vu son visage aussi rayonnant qu’à la fin des dix-huit trous. Il venait de trouver l’endroit qu’il recherchait inconsciemment durant ses décennies d’itinérance.

Dans ce golf de bord de mer où les têtes changent avec les saisons, Monsieur André est rapidement devenu une figure incontournable. Pas un jour ne passe sans qu’il vienne taper quelques balles en lançant un mot gentil à toutes les personnes qu’il croise.

Et parfois, quand la chaleur du jour s’évapore en déformant l’horizon, il lui semble apercevoir le visage de sa femme qui se superpose au fairway.

Une image tombée du ciel qui caresse son paradis terrestre.

TROISIÈME PRIX : ROMAIN LIZÉ

Romain Lizé, 26 ans. Je me consacre depuis plusieurs années à l’écriture sous diverses formes : romans, scénarios, nouvelles, chroniques cinéma. J’avais dix ans lorsque j’ai foulé mon premier green. Ce concours était l’occasion de mettre en mots les émotions incomparables qui ont jalonné mes années de pratique. En littérature comme en golf, je crois en la répétition de gestes précis pour atteindre l’excellence.

Le Grand Prix Littéraire du Golf revient à l’automne avec une nouvelle dotation et une remise des prix prestigieuse.