Le Stableford a une particularité qui change complètement la façon d’aborder une compétition : un très mauvais trou ne détruit pas votre carte.

Contrairement au stroke play, où un triple ou quadruple bogey reste inscrit jusqu’au clubhouse, le Stableford limite les dégâts. Une fois que vous ne pouvez plus marquer de point, vous relevez votre balle et passez au trou suivant.

Encore faut-il profiter intelligemment de cette règle.

Ne cherchez pas le par à tout prix

En Stableford, votre véritable objectif n’est pas de réaliser le plus de pars possible, mais d’accumuler des points.

Le barème classique est simple :

  • 2 points pour un par net ;
  • 3 points pour un birdie net ;
  • 1 point pour un bogey net ;
  • 0 point lorsque le trou tourne vraiment mal.

La première chose à regarder sur votre carte est donc votre Playing Handicap et les trous sur lesquels vous recevez un coup.

Si vous avez un coup rendu sur un par 4, faire 5 vous rapporte déjà 2 points. Il n’est donc pas forcément nécessaire d’attaquer un drapeau difficile ou de tenter un coup à faible pourcentage pour sauver le par brut.

Le bon score est celui qui rapporte des points.

Protégez surtout vos trous à 2 points

C’est probablement la meilleure stratégie pour construire une bonne carte.

Après un mauvais départ, demandez-vous : puis-je encore raisonnablement prendre 2 points ?

Si oui, oubliez immédiatement le coup précédent et construisez la suite du trou en fonction de cet objectif.

Un recentrage sur le fairway peut être beaucoup plus rentable qu’une tentative héroïque entre deux arbres. De même, mieux vaut parfois jouer devant un obstacle d’eau, prendre son bogey net et avancer.

Une carte Stableford solide se construit rarement avec 18 trous spectaculaires. Elle se construit surtout en évitant d’accumuler les croix.

Sachez aussi quand attaquer

Jouer intelligemment ne signifie évidemment pas jouer défensif pendant 18 trous.

Les par 5 accessibles, les par 4 courts ou les trous sur lesquels vous êtes particulièrement à l’aise sont de bonnes occasions de chercher 3 points ou davantage.

Avant votre partie, vous pouvez même identifier quelques trous sur lesquels vous accepterez de prendre davantage de risques.

À l’inverse, sur le trou qui ne vous réussit jamais, inutile de déclarer la guerre au parcours. Prenez vos points et partez au départ suivant.

Après une catastrophe, relevez la balle

C’est l’un des grands avantages du Stableford.

Départ hors limites, balle dans l’eau, recentrage raté… Si vous ne pouvez mathématiquement plus marquer de point, relevez votre balle.

Vous évitez de perdre du temps et, surtout, de l’énergie mentale.

Une croix reste une croix. Faire 12 en s’énervant ne rapporte pas moins de points que relever sa balle après 7 coups.

Nous avons d’ailleurs consacré un article à cette question : Stableford : quand faut-il relever sa balle ?

Raisonnez par séries de trous

Une erreur fréquente consiste à regarder son total Stableford après chaque trou.

Essayez plutôt de raisonner par blocs de trois ou six trous. Un 0 point peut être immédiatement compensé par un trou à 3 points.

Et surtout, ne cherchez pas à récupérer les points perdus sur le trou suivant. C’est souvent ainsi qu’une croix en entraîne une deuxième.

Sur une compétition comme LE Challenge GolfTechnic, où de nombreuses épreuves se jouent en Stableford individuel, la régularité fait souvent la différence.

Avant de prendre le départ, retenez donc trois principes : protégez vos 2 points, attaquez lorsque le trou s’y prête et acceptez immédiatement une croix lorsqu’elle arrive.

Le Stableford récompense les bons coups, mais il récompense aussi une qualité parfois sous-estimée au golf : savoir limiter les dégâts.