Les grips sont probablement la partie du club que l’on surveille le moins. Pourtant, ce sont eux qui assurent le seul contact direct entre le joueur et son matériel. Lorsqu’ils deviennent lisses, durs ou glissants, le premier réflexe consiste souvent à serrer davantage le club.

Alors, comment savoir quand les remplacer ? Il existe quelques signes très simples à repérer.

Les signes qui ne trompent pas

Un grip en bon état doit conserver une surface suffisamment adhérente, même avec des mains légèrement humides.

Avec le temps, la gomme se dégrade. Le grip devient brillant et plus lisse, particulièrement aux endroits où les mains exercent le plus de pression. Des fissures peuvent également apparaître et la matière perdre progressivement sa souplesse.

Avant de remplacer tout votre jeu de grips, commencez toutefois par les nettoyer. De l’eau tiède, un peu de savon et une brosse douce permettent d’éliminer la transpiration, les crèmes solaires et les saletés accumulées.

Après séchage, si le grip reste dur ou glissant, son remplacement devient pertinent.

Une fois par an, vraiment ?

Golf Pride, l’un des principaux fabricants de grips, recommande généralement un remplacement une fois par an ou environ tous les 40 parcours. Cette indication reste évidemment un repère plutôt qu’une date de péremption.

Un joueur effectuant 70 parcours par an et passant régulièrement du temps au practice usera ses grips beaucoup plus rapidement qu’un golfeur jouant deux fois par mois.

Les conditions comptent également. Chaleur, transpiration, humidité et stockage du matériel peuvent accélérer leur vieillissement.

Le meilleur indicateur reste donc assez simple : l’état et la sensation du grip dans les mains.

Caoutchouc, cordé, standard ou midsize ?

Changer ses grips permet également de s’interroger sur le modèle utilisé.

Les grips en caoutchouc offrent généralement un toucher assez souple et polyvalent. Les modèles cordés, intégrant des fibres dans leur surface, procurent davantage d’accroche et sont particulièrement appréciés lorsque les mains ou le grip sont humides.

Il faut ensuite choisir le diamètre. Standard, midsize ou jumbo : il n’existe pas une taille universellement adaptée à tous les joueurs.

La taille des mains entre naturellement en compte, mais la sensation recherchée également. Avant de modifier tout un jeu de clubs, le plus raisonnable est souvent de monter un nouveau grip sur un seul club et de l’essayer au practice.

Quelques euros dépensés sur un fer peuvent éviter de découvrir après treize clubs que l’on préfère finalement l’ancien diamètre.

Peut-on changer ses grips soi-même ?

Oui, et l’opération est relativement accessible.

Il faut principalement un cutter adapté, du ruban adhésif double face spécifique, du solvant et idéalement un étau équipé d’une protection pour maintenir le shaft.

L’ancien grip est retiré, puis les résidus de ruban sont éliminés. On applique ensuite le nouveau ruban sur le shaft avant de l’humidifier généreusement avec le solvant. L’intérieur du nouveau grip est également humidifié afin de pouvoir le faire coulisser jusqu’à sa position définitive.

Il faut alors l’aligner rapidement, avant que le solvant ne s’évapore et que l’adhésif ne commence à prendre.

Attention avec les shafts graphite : l’utilisation d’une lame demande davantage de précautions afin de ne pas endommager les fibres.

Pour un premier remplacement ou pour refaire un jeu complet, passer par un atelier reste donc une solution simple. Pour les golfeurs qui aiment entretenir eux-mêmes leur matériel, changer ses grips est en revanche une opération assez facile à apprendre.

Le bon réflexe avant la nouvelle saison

Plutôt que d’attendre qu’un grip devienne complètement lisse, inspectez votre matériel quelques fois dans l’année.

Nettoyez d’abord les grips, vérifiez leur souplesse et leur adhérence puis remplacez uniquement ceux qui en ont besoin.

Un changement de grips ne transformera évidemment pas votre swing. Mais retrouver une surface propre et adhérente permet au moins de jouer avec un club que l’on tient naturellement, sans avoir à compenser un grip arrivé en fin de vie.