En 2026, le Golf de Domont-Montmorency atteint le cap des soixante ans. Inauguré en 1966 dans la forêt de Montmorency, au nord de Paris, ce parcours de 18 trous signé Fred Hawtree a conservé une identité rare en Île-de-France : celle d’un golf de relief, où les arbres et les vallons dessinent l’essentiel du défi. Retour sur un club qui a traversé six décennies sans perdre son caractère forestier.
Un golf né au cœur de la forêt
Pour comprendre Domont, il faut d’abord regarder le terrain. Le domaine couvre environ 70 hectares, dont 55 occupés par le golf, au sein d’un massif forestier de quelque 2 200 hectares. Ici, le parcours ne s’étend pas sur une plaine dégagée : il épouse les pentes et les creux du paysage.
Sa création remonte aux années 1960. Selon le récit historique publié par FlyGolf, le projet prend forme lorsque des membres d’un club de Marly doivent envisager un nouveau terrain, l’ancien site étant menacé par un aménagement routier. Les hauteurs de Domont offrent alors l’espace recherché.
Le dessin est confié à l’architecte britannique Fred Hawtree, également associé en France aux parcours de Saint-Nom-la-Bretèche. L’inauguration intervient en 1966. Le résultat est un 18 trous dont la topographie, plutôt que la multiplication d’obstacles artificiels, constitue la signature.
Les Châtaigniers, un parcours qui change avec les saisons
Baptisé « Les Châtaigniers », le parcours est un par 71. Ses fairways traversent des bois denses, tandis que les dénivelés obligent à découvrir le trou progressivement. La Fédération française de golf souligne qu’aucun trou ne ressemble vraiment au précédent.
En automne, l’environnement devient particulièrement remarquable. Les feuillages prennent des teintes dorées et cuivrées, les sous-bois changent d’aspect et les perspectives s’ouvrent différemment au fil de la partie. Le lac du trou n° 15, connu notamment pour ses nénuphars à la belle saison, apporte une respiration au milieu de cette succession de vallons.
Le club a également développé ses installations autour du parcours : practice, zones d’entraînement, restaurant et terrasse. Une manière de préserver son identité de club tout en accueillant les visiteurs, sous réserve des conditions d’accès et des disponibilités.
Une saison 2026 entre tradition et compétitions
Cette année anniversaire a aussi été marquée par plusieurs rendez-vous amateurs. Les 11 et 12 avril, Domont accueillait la 29e édition de son Grand Prix, le Trophée Roger Changart. Cinq jours plus tard, le vendredi 17 avril, LE Challenge GolfTechnic y organisait une étape en Scramble à 2.
Le club a également accueilli le 6 octobre une compétition caritative organisée par les sapeurs-pompiers du Val-d’Oise, au profit de l’Œuvre des pupilles. Des événements de nature différente, qui témoignent de la diversité des usages de ce parcours historique.
Une parenthèse boisée aux portes de Paris
À environ trente minutes de la capitale, Domont-Montmorency reste une destination singulière pour les golfeurs franciliens. Le club est fermé aux visiteurs le mardi et la Fédération indique un index requis de 36 : mieux vaut vérifier les conditions avant de réserver son green fee.
Soixante ans après son inauguration, Les Châtaigniers continuent de rappeler qu’un grand parcours n’a pas nécessairement besoin d’un panorama maritime ou d’une architecture spectaculaire : une forêt, du relief et un tracé bien pensé peuvent suffire à créer une expérience mémorable.